Claude dans Copilot : le guide d'adoption pour les entreprises déjà équipées Microsoft
Claude dans Microsoft Copilot : modèles, Copilot Cowork, activation en France et dans l'UE, tarifs à jour. Le guide d'adoption pour les entreprises équipées Microsoft.

Quentin Bragard

Article mis à jour le 21 septembre 2026. Ce qui a changé depuis juin : Microsoft 365 Copilot s'appelle désormais Microsoft Copilot, Claude reste désactivé par défaut dans les tenants européens (donc français), et Copilot Cowork est disponible pour tous depuis le 16 juin, facturé à l'usage. Toutes les sources sont listées en fin d'article.
Sur les deux dernières missions Jaydai, le même scénario s'est répété. On arrive chez le client, on ouvre les "chakras" IA des équipes, on leur montre ce qu'on peut faire avec Claude. Les collaborateurs s'enthousiasment, demandent à pousser Claude en interne, et la direction décide d'arrêter Copilot pour basculer.
Le problème : ils auraient pu activer Claude dans Copilot. Mêmes modèles côté Anthropic, accessibles depuis Microsoft 365, sans changer d'outil. Personne, dans l'entreprise, n'avait l'information.
Cet article est là pour fermer ce trou. Depuis mars 2026, Claude est au cœur de Copilot Cowork, l'agent de Microsoft 365, et depuis juin, Cowork est ouvert à tous les clients Copilot. Mais il y a un piège que la plupart des guides anglo-saxons passent sous silence : dans un tenant français, Claude est désactivé par défaut. Voici ce qui a vraiment changé pour vos équipes, ce que votre administrateur doit décider, et comment piloter cette transition sans casser l'adoption Copilot que vous avez mis des mois à construire.
Le partenariat Microsoft × Anthropic en 2 minutes
Les dates à retenir.
Le 18 novembre 2025, Microsoft, Nvidia et Anthropic annoncent leur partenariat : Anthropic s'engage à acheter 30 milliards de dollars de capacité de calcul Azure, et Microsoft investira jusqu'à 5 milliards de dollars dans Anthropic (Microsoft, 18/11/2025). Anthropic devient ensuite sous-traitant de Microsoft : ses modèles sont couverts par les conditions produit et l'avenant de protection des données (DPA) de Microsoft (Microsoft Learn).
Le 9 mars 2026, Microsoft annonce Copilot Cowork : « en étroite collaboration avec Anthropic, nous avons intégré la technologie de Claude Cowork dans Microsoft 365 Copilot » (Microsoft 365 Blog, 09/03/2026). Le même jour, Microsoft présente la suite Microsoft 365 E7 (Microsoft, 09/03/2026).
Le 30 mars 2026, Cowork s'ouvre plus largement via le programme Frontier (Microsoft 365 Blog, 30/03/2026).
Le 1er mai 2026, Microsoft 365 E7 est disponible à 99 $ par utilisateur et par mois : E5, Copilot, Agent 365 et Entra Suite dans une seule offre. Agent 365 est aussi vendu seul, à 15 $. Le même jour, Microsoft met fin à l'ancien réglage qui faisait d'Anthropic un « processeur indépendant » : Claude ne passe plus que par le statut de sous-traitant.
Le 16 juin 2026, Copilot Cowork devient disponible pour tous les clients Copilot, dans le monde entier, sur des modèles Anthropic dont Opus 4.8 et Sonnet 4.6 (Microsoft 365 Blog, 16/06/2026).
Dernier changement, de nom cette fois : Microsoft 365 Copilot s'appelle désormais Microsoft Copilot, et Copilot Chat devient Microsoft Copilot Chat, sans changement de sécurité ni de conformité selon Microsoft. Les deux noms cohabiteront un moment dans vos contrats.
Une idée reçue à corriger au passage : le choix du modèle n'est pas totalement invisible. Dans Microsoft Copilot, des indicateurs signalent quand un modèle Claude répond ; dans Researcher ou dans « Edit with Copilot » des applications Microsoft 365, l'utilisateur peut sélectionner Claude ; dans Copilot Studio, c'est le créateur de l'agent qui choisit le modèle. Pour le cadre de licence côté Microsoft, voir aussi notre guide formation Copilot Microsoft 365 entreprise.
Tenants français et européens : Claude est désactivé par défaut
C'est le point que la première version de cet article présentait mal, et c'est le plus important pour une entreprise française.
Microsoft active les modèles Anthropic par défaut pour la plupart des clients du cloud commercial, à l'exception de l'Union européenne, de l'AELE et du Royaume-Uni. Dans ces régions, le réglage existe mais sa valeur par défaut est « aucun utilisateur ». La raison est écrite noir sur blanc dans la documentation Microsoft : les modèles Anthropic déployés dans Microsoft Copilot, Researcher, Copilot Studio, Power Platform et Copilot dans les applications Microsoft 365 sont exclus de l'EU Data Boundary et, le cas échéant, des engagements de traitement dans le pays. Autrement dit, une requête traitée par Claude peut quitter l'Europe.
Concrètement, pour un tenant français :
- L'activation est une décision explicite. Un administrateur disposant du rôle AI Administrator ou Global Administrator l'active dans le centre d'administration Microsoft 365 : Copilot, Paramètres, tout afficher, puis « AI providers operating as Microsoft subprocessors ». Il peut limiter l'accès à des utilisateurs ou à des groupes de sécurité précis, ce qui permet un pilote.
- Word, Excel et PowerPoint ont leur propre réglage. Depuis le 3 avril 2026, un réglage dédié permet à Copilot d'utiliser Claude par défaut dans ces trois applications. Il est actif par défaut pour les tenants européens créés après le 25 mars 2026 ; pour les tenants plus anciens, Microsoft renvoie au centre de messages (Microsoft Learn). Vérifiez-le, même si vous n'avez rien décidé.
- Si vous aviez déjà activé Claude, sous les anciennes conditions d'Anthropic, il faut le réactiver : l'ancien réglage a été supprimé le 1er mai 2026.
- Copilot Cowork fonctionne sur des modèles Anthropic. Dans un tenant européen, l'utiliser suppose donc d'avoir activé Anthropic, avec le traitement hors EU Data Boundary que cela implique.
- Les modèles « avec rétention de données » (comme Claude Fable 5 ou Claude Mythos 5, selon Microsoft) sont désactivés par défaut partout. Ils relèvent des conditions d'Anthropic, qui conserve la plupart des entrées et sorties jusqu'à 30 jours.
Notre recommandation : ne laissez pas ce réglage à la seule DSI. C'est une décision de traitement de données personnelles, à prendre avec votre DPO et votre RSSI, à documenter dans votre registre des traitements, et idéalement à tester d'abord sur un groupe pilote qui ne manipule pas de données sensibles.
Copilot "chat" vs Copilot Cowork : la vraie différence
C'est le malentendu numéro un. La plupart des DSI pensent que Cowork, c'est "Copilot mais avec Claude". Ce n'est pas ça.
Copilot Chat, c'est un assistant conversationnel. Vous posez une question, il répond. Un tour, une réponse.
Copilot Cowork, c'est un agent. Il prend une demande de haut niveau ("prépare le board pack pour vendredi avec les chiffres CSM, les retours produit du mois, et un brief sur les concurrents") et il l'exécute : il établit un plan, le déroule en arrière-plan à travers vos e-mails, réunions, messages, fichiers et données, avec des points d'étape où vous pouvez valider, corriger ou mettre en pause. Il livre un résultat terminé, pas un brouillon.
Trois différences opérationnelles à intégrer.
D'abord, l'autonomie. Cowork exécute des tâches longues et multi-outils. La question opérationnelle devient : qu'est-ce que vous lui confiez en autonomie, et qu'est-ce que vous gardez en supervision ?
Ensuite, la traçabilité. Les demandes, les réponses et les documents produits par Cowork passent par vos contrôles Microsoft 365 existants : journal d'audit, DSPM, eDiscovery. Pour un DSI, c'est un argument fort face à des outils externes qui tournent en boîte noire.
Enfin, le modèle économique. Cowork demande une licence Microsoft 365 Copilot, puis il est facturé à l'usage, en Copilot Credits : 0,01 $ par crédit en paiement à l'usage, ou un engagement de volume prépayé avec remise. Ce n'est donc plus un forfait par utilisateur : le coût suit les tâches réellement exécutées, ce qui rend la mesure de l'usage indispensable. Pour le contexte économique sur les agents IA en entreprise, c'est cohérent avec la façon dont se facturent désormais les agents autonomes.
Ce que ça change concrètement pour vos équipes
C'est le cœur du sujet, et c'est là que tout le monde se trompe.
Pour les utilisateurs Copilot d'un tenant français, rien ne change tant que l'administrateur n'a pas activé Anthropic. Une fois l'activation faite, l'interface reste la même, mais certaines réponses viennent de Claude, et l'utilisateur le voit. Le ton change, le raisonnement sur les tâches complexes aussi. Certains trouveront les réponses "meilleures" ou "différentes" : c'est le moment de leur expliquer pourquoi.
Pour les équipes qui ont déjà adopté ChatGPT ou Claude en parallèle, c'est l'occasion d'un arbitrage : si vos collaborateurs payent un abonnement personnel parce que Copilot leur semblait insuffisant, l'arrivée de Claude dans Copilot fragilise l'argument. Cowork ne reproduit pas tout ce que font Claude.ai ou ChatGPT : cartographiez les usages réels, un par un, avant de rebasculer. C'est exactement ce qui a manqué aux deux clients de l'introduction, qui ont remplacé Copilot au lieu d'activer Claude dedans.
Pour les DSI, l'enjeu monte d'un cran. Il faut désormais arbitrer une stratégie multi-LLM entreprise au niveau du tenant : Claude activé ou non, pour qui, dans quelles applications, avec quelle position sur le traitement hors Europe. Ce sont des questions que Copilot ne posait pas auparavant.
Pour les managers métier, c'est un sujet de formation à anticiper. Pas une formation à Claude en tant que tel, mais à la coexistence des modèles : comprendre que la même question peut donner deux réponses différentes, savoir reformuler quand le résultat ne convient pas, savoir quand choisir explicitement Claude là où c'est possible. Sur ce point, notre formation Copilot Microsoft 365 intègre un module dédié à cette logique.
Skills et Cowork : la combinaison qui change tout en entreprise
Si vous nous suivez, vous connaissez les Claude Skills : un dossier qui contient toute la logique métier d'un cas d'usage (un fichier SKILL.md, des modèles, parfois des scripts), que l'IA active au bon moment, sans méga-prompt.
À la première version de cet article, l'arrivée des Skills dans Cowork n'était qu'une anticipation. C'est désormais documenté : Cowork accepte des Skills au format SKILL.md, avec un nom et une description. On les crée depuis la page Personnaliser (onglet Skills), soit par une conversation guidée, soit en important un fichier .md, .zip ou .skill ; elles sont stockées dans OneDrive et peuvent être partagées avec des collègues nommés (Microsoft Learn, 14/09/2026).
C'est le même format que les Skills de Claude, devenu un standard ouvert fin 2025. Une Skill bien écrite pour Claude devient donc réutilisable dans Cowork, et inversement.
Cowork apporte l'exécution (un agent qui orchestre Outlook, Teams, SharePoint et Excel), les Skills apportent l'expertise métier persistante (vos process, vos modèles, vos contraintes). Combinés, ils donnent un agent qui sait comment faire et qui peut exécuter : le profil le plus proche d'un "junior augmenté" qu'on ait vu jusqu'ici en entreprise.
Microsoft rappelle au passage la règle de base : une Skill s'exécute comme des instructions données à l'IA, n'importez que des Skills de sources de confiance.
Le playbook d'adoption Anthropic Microsoft 365 entreprise en 4 étapes
Voici la séquence qu'on déroule avec nos clients.
Étape 1 : cartographier l'existant. Qui utilise Copilot ? Qui utilise ChatGPT en parallèle ? Qui utilise Claude.ai ? Quelles tâches sur quel outil ? Sans cette cartographie, vous prenez vos décisions à l'aveugle. Un audit IA léger suffit (questionnaire interne + entretiens sur 5 à 8 personas), mais il est non négociable. Pour structurer cette cartographie, voir notre référentiel cas d'usage IA en entreprise.
Étape 2 : décider de l'activation, par écrit. C'est la décision politique, et en France elle vous revient puisque rien n'est activé par défaut. Trois options : Claude activé pour tous, Claude activé pour un groupe pilote, ou Claude réservé à certains cas d'usage (par exemple Cowork pour des tâches sans données sensibles). Dans les trois cas, la position sur le traitement hors EU Data Boundary doit être validée avec le DPO.
Une conviction forte au passage : ne payez pas le meilleur modèle par réflexe, surtout depuis que Cowork se facture à l'usage. Réservez les modèles les plus puissants aux tâches qui créent le plus de valeur ; pour le reste, partez du modèle le plus économique, optimisez le prompt, et ne montez d'un cran que si le résultat l'exige.
Étape 3 : former. Pas Claude, pas Copilot pris isolément : la coexistence. Vos managers ont besoin de comprendre que la même question peut donner deux réponses différentes selon le modèle, et que c'est normal. La formation doit aussi cadrer ce qui se fait en Cowork (autonomie longue) et ce qui se fait en chat classique.
Étape 4 : mesurer. C'est le wedge produit de Jaydai et c'est là que la plupart des projets multi-LLM se cassent la figure. Sans dashboard d'adoption (qui utilise quoi, combien d'heures gagnées, qualité perçue des résultats), vous pilotez à l'instinct. Et avec une facturation à l'usage, piloter à l'instinct veut dire découvrir la facture avant la valeur.
Les 3 pièges à éviter
Trois écueils qu'on voit déjà sur les premiers déploiements.
Piège 1 : la gouvernance multi-modèles flottante. Qui décide d'activer Claude au niveau du tenant ? Qui audite les actions Cowork ? Qui valide qu'un agent peut écrire à un client externe ? Sans réponses écrites, vous serez en réaction permanente : un comité IA mensuel (DSI, DPO, métiers, juridique) suffit.
Piège 2 : les contradictions entre LLMs. Claude et GPT répondent différemment à la même question. Sur des sujets sensibles (juridique, RH, communication client), deux collègues peuvent recevoir deux réponses divergentes ; sans cadre, la confiance dans l'outil s'effondre, et l'usage avec.
Piège 3 : les permissions Cowork. Un agent autonome agit dans Microsoft 365 à partir de ce à quoi son utilisateur a accès : sur des dossiers clients, il peut en théorie modifier, envoyer, archiver. Auditez les permissions et les partages avant d'ouvrir Cowork en production : c'est une exigence de conformité, pas un détail technique.
Ce qu'on recommande de faire cette semaine
Quatre actions concrètes pour ne pas subir le sujet.
D'abord, vérifier vos deux réglages. Dans le centre d'administration Microsoft 365, regardez l'état de « AI providers operating as Microsoft subprocessors » (dans un tenant français, il est sur « aucun utilisateur » sauf décision contraire) et celui du réglage Anthropic pour Word, Excel et PowerPoint, qui peut être actif si votre tenant est récent.
Ensuite, poser la question au DPO : le traitement hors EU Data Boundary est-il acceptable, pour quels usages et quelles données ?
Puis, lancer un pilote de 30 jours. Activez Claude pour un groupe d'une vingtaine d'utilisateurs, sur des tâches sans données sensibles, et mesurez : part des réponses Claude, satisfaction, temps gagné, et consommation de crédits si Cowork est dans le périmètre.
Enfin, écrire votre stratégie multi-LLM avant la fin de l'année. Une page suffit. Sans ce document, votre adoption va dériver, et vous serez moins armés pour les questions de gouvernance qui arriveront avec la généralisation des agents.
En résumé
Le partenariat Microsoft Anthropic n'est pas une annonce stratégique abstraite. C'est un changement opérationnel concret pour toutes les entreprises équipées Microsoft 365 : Claude est dans Copilot, Cowork en fait un agent, et le format des Skills fait le pont entre les deux écosystèmes. Hors d'Europe, Claude est déjà actif par défaut. En France, c'est une décision à prendre, avec une vraie question de localisation des données.
Vous avez trois leviers : cartographier l'existant, décider par écrit de l'activation et de ses limites, et mesurer l'adoption pour piloter le ROI. C'est le cœur de notre accompagnement IA chez Jaydai, avec notre méthodologie d'audit, nos formations sur la coexistence multi-modèles, et notre extension Chrome Jaydai qui rend les prompts portables entre ChatGPT, Copilot et Claude. Notre bibliothèque de prompts est elle aussi conçue pour fonctionner sur les trois environnements, sans réécriture.
L'arrivée de Claude dans Microsoft 365 ne déclenche pas une rupture pour vos équipes. Elle déclenche une obligation de pilotage. Plus vous l'anticipez, plus vous transformez ce passage en avantage compétitif.
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Sources
Consultées le 21 septembre 2026.
- Microsoft Learn, Anthropic models in Microsoft Online Services (mise à jour du 18/09/2026) : statut de sous-traitant, activation par défaut hors UE, AELE et Royaume-Uni, exclusion de l'EU Data Boundary, procédure d'activation, modèles avec rétention de données, renommage en Microsoft Copilot.
- Microsoft Learn, Copilot in Microsoft 365 apps with Anthropic models (mise à jour du 03/09/2026) : réglage Word, Excel et PowerPoint, tenants créés après le 25/03/2026, fin du réglage « processeur indépendant » au 01/05/2026.
- Microsoft 365 Blog, Copilot Cowork: a new way of getting work done (09/03/2026).
- Microsoft 365 Blog, Copilot Cowork: now available in Frontier (30/03/2026).
- Microsoft 365 Blog, Copilot Cowork is now generally available (16/06/2026) : disponibilité, facturation en Copilot Credits, modèles Opus 4.8 et Sonnet 4.6.
- Microsoft Learn, Customize Copilot Cowork (mise à jour du 14/09/2026) : Skills au format SKILL.md.
- Official Microsoft Blog, Introducing the first Frontier Suite built on intelligence + trust (09/03/2026) : Microsoft 365 E7 à 99 $ et Agent 365 à 15 $ au 1er mai 2026.
- Official Microsoft Blog, Microsoft, NVIDIA and Anthropic announce strategic partnerships (18/11/2025).
Questions fréquentes
Claude est-il disponible dans Microsoft Copilot ?
Oui. Anthropic est devenu sous-traitant de Microsoft, et ses modèles Claude sont proposés dans Microsoft Copilot (ex-Microsoft 365 Copilot), Researcher, Copilot Studio, Power Platform et Copilot dans Word, Excel et PowerPoint. Copilot Cowork, l'agent de Microsoft 365, fonctionne lui-même sur des modèles Anthropic, dont Opus 4.8 et Sonnet 4.6 à sa disponibilité générale en juin 2026.
Claude est-il activé par défaut dans Copilot en France ?
Non. Microsoft active les modèles Anthropic par défaut dans la plupart des tenants commerciaux, mais pas dans l'Union européenne, l'AELE et le Royaume-Uni, où le réglage est sur « aucun utilisateur ». Un administrateur (rôle AI Administrator ou Global Administrator) doit l'activer dans le centre d'administration Microsoft 365. Seule exception : un réglage propre à Word, Excel et PowerPoint est actif par défaut pour les tenants européens créés après le 25 mars 2026.
Les données traitées par Claude dans Copilot restent-elles dans l'Union européenne ?
Non. Microsoft indique que les modèles Anthropic sont exclus de l'EU Data Boundary et, le cas échéant, des engagements de traitement dans le pays. Les données envoyées à Claude peuvent donc être traitées hors d'Europe. En contrepartie, Anthropic agit comme sous-traitant de Microsoft : les conditions produit et l'avenant de protection des données de Microsoft s'appliquent, sauf pour les modèles « avec rétention de données », soumis aux conditions d'Anthropic.
Qu'est-ce que Copilot Cowork ?
Copilot Cowork est l'agent de Microsoft 365, annoncé le 9 mars 2026 et construit avec Anthropic à partir de la technologie de Claude Cowork. Au lieu de répondre à une question, il exécute une tâche longue à travers vos e-mails, réunions, fichiers et données, avec des points d'étape pour valider, corriger ou mettre en pause. Il est disponible pour tous les clients Copilot depuis le 16 juin 2026.
Combien coûte Copilot Cowork ?
Cowork demande une licence Microsoft 365 Copilot, puis il est facturé à l'usage en Copilot Credits : 0,01 $ par crédit en paiement à l'usage, ou via un engagement de volume prépayé avec remise. La facturation s'applique depuis le 16 juin 2026 (1er juillet pour les tenants du programme Frontier). La suite Microsoft 365 E7, à 99 $ par utilisateur et par mois depuis le 1er mai 2026, regroupe E5, Copilot, Agent 365 et Entra Suite.
Copilot Cowork accepte-t-il les Skills de Claude ?
Oui. Cowork accepte des Skills au format SKILL.md, le standard ouvert publié par Anthropic : on les crée ou on les importe depuis la page Personnaliser, onglet Skills, et elles sont stockées dans OneDrive. Une Skill écrite pour Claude peut donc être réutilisée dans Cowork, à condition de ne pas dépendre d'outils propres à un seul environnement.
Comment piloter une stratégie multi-LLM (Claude et GPT) en entreprise ?
Quatre étapes : cartographier les usages existants (Copilot, ChatGPT, Claude.ai), décider par écrit de l'activation de Claude (et, en Europe, du traitement hors EU Data Boundary qu'elle implique), former les équipes à la coexistence des modèles, puis mesurer l'adoption pour piloter le ROI avant de renouveler les licences.



